Durant tout le mois de décembre, tel un calendrier de l’avent / journal de bord, nous allons suivre leur voyage de 2022 au Japon. Mitaka
C’est un début de journée pluvieuse à Tōkyō aujourd’hui, un jour à rester à l’hôtel. Mais non ! Cette journée est consacrée en partie à la visite du Musée Ghibli.
Une heure de train nous sépare de la gare de Mitaka, dans un train bondé de travailleurs, la foule s’estompant considérablement une fois la gare de Shinjuku passée.
La pluie battante refroidit les corps, mais le cœur de nos enfants est réconforté en voyant arriver à la gare de Mitaka un autocar spécial pour le musée Ghibli aux couleurs du ChatBus de Totoro.


Nous avons eu la chance d’obtenir nos billets d’entrée grâce à un ami français expatrié qui nous a fait parvenir cette carte d’accès achetés au Lawson de son quartier. Ces billets sont un si précieux Graal, car un bout de la bobine d’un des films du studio compose ce sésame.
Covid oblige, les mesures de sécurité et hygiène y sont drastiques : nous avons le droit à une prise de température, mais cette fois dans le cou.

La visite du Musée est toujours aussi immersive et magique, surtout à travers les yeux de Soledad et Esperanza. Des premiers outils d’animation, les croquis d’Hayao Miyazaki disposés dans la reproduction d’un de ses bureaux, une exposition sur un ancien film d’animation… Tout est fait pour vous faire découvrir et apprécier les pépites du studio Ghibli.




Nous avons frôlé l’incident diplomatique dans la zone du Chatbus, peluche géante dans lequel peuvent jouer les enfants. Avec le covid et le nombre d’enfants conséquent, le passage y est limité en nombre d’enfant et en temps. Esperanza ne voulait pas sortir et a pleuré de tout son soul pour y rester…
Nous changeons vite les idées de nos deux petits monstres en salle de projection pour la diffusion d’un court métrage inédit Monsieur pâte et la Princesse œuf. Nous nous sommes laissés tenté Sarah et moi par un souvenir à l’effigie de l’anime tandis que nos deux princesses préfèrent un classique Totoro et une boule de suie vibrante.
Nakano Broadway
À deux stations de Mitaka se trouve Nakano Broadway pour le déjeuner.
C’est là que les ennuis commencent : trouver un restaurant abordable, au goût des enfants et avec un menu compréhensible… Nous arrêtons notre choix dans un izakaya mais la commande se fait par une tablette, encore faut-il qu’elle soit en anglais… Vive Google Lens pour la traduction en temps réel. NB : Commandez au fur et à mesure pour ne pas se retrouver avec un repas gargantuesque sur la table ! Quelques KitKats régionaux de la boutique d’à côté du restaurant viendront terminer en apothéose ce déjeuner.


À la suite du repas, nous déambulerons dans les étages en quête de produits geeks (CD, jeux vidéo, figurine), Nakano Broadway étant spécialisé dans les produits de seconde main. À noter : la seconde main au Japon n’est pas la même qu’en France : l’état de conservation est proche du neuf !





Shinjuku
Tout comme nous appréhendions la navigation dans la gare de Tōkyō quelques jours plus tôt, l’heure est venue de tester la tentaculaire gare de Shinjuku, la seconde plus grande du Japon.
Nous prenons de l’avance pour notre journée pour Hakone dans quelques jours en échangeant notre Voucher pour obtenir un Hakone Free Pass. Cela nous permettra de gagner du temps dans les transports sur notre voyage futur, connaissant la difficulté à circuler à Shinjuku Station.

Pour le coucher du soleil, notre choix se porte sur la vue panoramique de l’observatoire du Metropolitan Governement Building.

La vue y est dégagée sur l’immensité de la ville, mais un nuage gâche le spectacle sur le mont Fuji caché derrière ce panaché blanc. Quel plaisir de voir la capitale nippone se transformer au fil des minutes, le soleil laissant place aux lumières des building et des diverses enseignes.




Enfin, nous dédions notre soirée aux illuminations de Noël de Terrace City, mais avant d’y arriver, un jeu de piste dans les rues de Shinjuku vient assombrir notre joie. Heureusement qu’il existe des points d’informations disséminés partout dans la ville sans compter sur une hospitalité japonaise qui n’est même plus à démontrer.


Les illuminations sont somptueuses, comme si des diamants avaient élu domicile en ces lieux, d’un standing à l’image du caractère chic des quartiers. En toile de fond, un ciel d’un noir profond que la tour Docomo vient pourfendre d’une multitude de couleurs.








Une boulangerie nous fait de l’œil et aura raison de nous, pauvres pécheurs…
Quelques friandises boulangères accommodées de douceurs chocolatées feront des heureuses pour le diner.
Quant aux adultes, nous nous contenterons de produits du konbini pour terminer notre journée.

Par Dewi Marti de Objectif Japan